Discrimination envers la moitié de l'humanité

Vendredi 6 août 2004 5 06 /08 /2004 00:00

En juillet 2003, les députés et les sénateurs socialistes ont saisi le Conseil constitutionnel d'un recours contre la loi harmonisant le régime de retraire des fonctionnaires avec celui des salariés du privé, estimant qu'elle méconnaissait le principe d'égalité entre les hommes et les femmes en accordant à ces dernières une majoration d'un trimestre par année durant laquelle elles ont élevé un enfant. "Il n'existe aucune raison objective et rationnelle justifiant que les hommes soient exclus du bénéfice d'un tel droit dès lors qu'ils ont élevé également leur enfant", explique le recours. Il ajoute que "l'application ainsi partielle de cette bonification risquerait de remettre en cause de façon insidieuse la conquête toujours en cours de l'égalité entre les hommes et les femmes". La conquête de l'égalité entre les hommes et les femmes ? Quelle bonne blague ! Il n'y a, de la part des pouvoirs publics, aucune volonté d'instaurer une égalité entre les sexes dans notre société. Au contraire, le principe est toujours le même: les hommes travaillent au profit des femmes. C'est pourquoi le Conseil constitutionnel a rejeté le recours au motif que "les différences de traitement entre les hommes et les femmes étaient justifiées par des raisons d'intérêt général". Et voilà, le tour est joué !

Par Roland - Publié dans : Discrimination envers la moitié de l'humanité
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Jeudi 9 septembre 2004 4 09 /09 /2004 00:00

Je remarque, ici ou là, que le prix de certains services dépend du sexe. Et, comme par hasard, la différence va toujours dans le même sens. A chaque fois, c’est plus cher pour le sexe masculin.

Un exemple: les soirées " Gin & Juice " organisées tous les vendredis au Bus Palladium (Paris 9e) (www.ginandjuice.net). L’entrée est gratuite pour les filles de 23h00 à 2h00, mais pas pour les garçons.

Un autre exemple, un site de rencontre par internet avec webcam. Entièrement gratuit pour les femmes, mais seulement les premières minutes gratuites pour les hommes. (http://www.webcamo.com)

Je me souviens aussi qu’à l’époque du minitel, il y avait des serveurs en 3614 pour les femmes et en 3615 (donc plus cher) pour les hommes. Quand on se connectait en 3614, un écran demandait : vous êtes une femme, tapez 1 ; vous êtes un homme, tapez 2. Et si on tapait 2, l’écran suivant disait : site réservé aux femmes. Connectez-vous en 3615.

On pourrait allonger la liste, mais ce n'est pas utile étant donné que chacun a eu l'occasion de constater ce phénomène par sa propre expérience.

C'est un paradoxe. On nous parle d'égalité des sexes, d'absence de discrimination, mais nous constatons le contraire. Les filles, bien sûr, ne protestent pas. Elles trouvent cela tout naturel. Mais les garçons (et les hommes ) ne protestent pas non plus. Eux aussi trouvent cela normal. Peut-être ont-ils peur des réactions qu’ils susciteraient s'ils se permettaient des remarques : peur d’être considérés comme radins, mesquins, misogynes, chipoteurs ou peur de ne pas être galants.

Imaginons l'inverse une seconde. Imaginons qu'une boîte de nuit ou une site internet fasse payer uniquement les filles. Pensez-vous qu'elles trouveraient cela normal et qu'elles l'accepteraient sans protester? Je ne le crois pas. Je pense au contraire que ce serait le tollé, l'indignation. Cela barderait cinq minutes !

Il y a donc une différence de comportement entre les garçons et les filles. Qu'on le veuille ou non, les garçons sont plus soumis que les filles. Peut-être parce qu'ils sont moins sûrs de leur bon droit. Peut-être à cause de leur éducation différente. Peut-être aussi, parce qu’une pression sociale plus forte s'exerce sur eux.

Par Roland - Publié dans : Discrimination envers la moitié de l'humanité
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Jeudi 16 septembre 2004 4 16 /09 /2004 00:00

Quand les politiques ou les journalistes parlent de liste " chabadabada ", ils veulent dire une liste paritaire composée d’un homme, d’une femme, d’un homme, d’une femme, d’un homme, d’une femme, etc. Ce genre de liste est surnommé ainsi, si j’ai bien compris, à cause de la musique du film de Claude Lelouch intitulé, justement, " Un homme, une femme " et dont le refrain est " chabadabada, chabadabada... ". Ils sont plein d’humour, ces gens-là.

Mais justement, une liste qui n’était pas chabadabada du tout, c’est celle du jury du 30e festival du cinéma américain de Deauville. Elle excluait les hommes. Ce jury était constitué d’Anouk Aimé, Marie-Josée Croze, Danièle Heymann, Diane Kurys, Jeanne Labrunne, Lio, Betthina Rheims, Claudie Ossard et Mathilde Seigner. Normal, les femmes, c’est tellement mieux que les hommes.

A mon (humble) avis, deux faits sont à noter. D’abord, l’exclusion des hommes (normal). Mais aussi le fait qu’une discrimination envers les hommes n’est pas considérée comme une discrimination. Vous en connaissez beaucoup de ces gens qui luttent contre " toutes les discriminations", qui protestent contre ce genre de situation ? Moi, aucun.

Par Roland - Publié dans : Discrimination envers la moitié de l'humanité
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