"C'est elles qui veulent, personne ne les force " Si. Il y a toujours, toujours, contrainte. Tout le monde de la prostitution est planifié, organisé, hiérarchisé. Pour le plus grand profit des réseaux de proxénétisme. Toujours. Même les putes des années 70 qui occupaient les églises et se disaient indépendantes ont fini par reconnaître que les vrais organisateurs de leur mouvement étaient les macs, lassés par les pv qui leur rognaient les bénéfices. Pareil maintenant. La seule raison pour laquelle on ne voit pas les macs, c'est que la législation française autorise la prostitution mais interdit le proxénétisme. Alors ils se planquent, mais ils encaissent.
" C'est le seul moyen de lutter contre la misère sexuelle ; il faut bien quelqu'un pour baiser les immigrés, les handicapés, les timides. Et si on parlait de la misère sexuelle des femmes ? Elle est largement aussi intense. Il y a aussi des femmes chez les immigrés, les handicapés, les timides et chez les pas beaux, les tordus, les cocus, les goitreux et les bancals ! Comment font-elles ? Ben, en tout cas, elles vont pas aux putes! La preuve que c'est possible ! Les femmes n'ont pas les mêmes besoins ? Ah ! encore un petit coup de logique masculine, où cohabitent sans encombre l'idée qu'on n'a que peu de besoins sexuels (donc pas besoin de se soulager) et celle qu'on a toute le feu au cul (toutes des salopes, toutes des putes).
Et bla-bla-bla, je n'invente rien, les arguments ne manquent jamais aux exploiteurs de la misère d'autrui. Louer le ventre d'une femme ne pose manifestement aucun problème à ceux qui le font. Votre voisin, votre mari, votre frère, votre patron, votre meilleur copain font peut-être partie des un Français sur trois qui fréquentent les prostituées et des 10 % qui en sont des habitués. Ça fait du monde ! Il paraît que c'est une question de liberté des mœurs. Les mœurs de qui ? La liberté de qui ? Qu'est-ce que la liberté à avoir avec ça ? Comment assimile-t-on la liberté avec la possibilité de traiter un être humain comme un objet de consommation ? Encore un mystère de la logique masculine, sans doute. On a toujours admis que la sexualité mâle doit fonctionner dans l'urgence, se soucier comme d'une guigne du désir de l'autre et constituer l'une de ces priorités qui justifient tout. Le client est présenté comme une sorte de victime. De la tyrannie de sa libido et du mercantilisme des femmes. Faut bien qu'il tire sa crampe et si c'est pas lui qui achète cette femme, ça sera un autre. Le même raisonnement justifie toujours toutes les violences. En mettant sa bite dans la bouche de la fille, le client paie obligatoirement son écho aux mafias qui bâtissent des empires financiers sur le pain de la fesse.
Nous vivons dans une culture où les femmes sont une denrée parmi les autres, que les hommes achètent et vendent sur un marché sauvage et florissant. Tant qu'on achètera une seule femme, toutes les femmes resteront des marchandises. Pour la plus grandes fortunes des proxos du jour. Oubliez le Julot de quartier, casquette de guingois et mégot à la lippe, distributeur de tournioles quand la comptée n'est pas à la hauteur. Le personnage est toujours aussi la lâche, sinistre, lugubre, gluant. Mais le proxo, aujourd'hui, se la joue homme d'affaires. Cravate attaché case, décalage horaire. Il voyage, il lobbyise, il achète les hommes politiques, il sert d'indic à la police, il a des amis partout. Eh oui. Le marché est devenue planétaire et c'est au niveau international qu'on blanchi les profits. Vous ne croyez tout de même pas, malgré l'histoire éternelle de la fille-indépendante-qui-aime-tellement-baiser-qu'elle-prèfère-que-ça-lui-rapporte, qu'une telle source de profits resterait entre les mains de la productrice de base ? Ça serait une grande première dans l'histoire de l'économie ! Non, les gigantesques profits de la prostitution s'ajoutent à ceux de la drogue et des jeux, mamelles traditionnelles des mafias diverses et variées qui pullulent sur la planète. Un drogué ne fait de mal qu'à lui-même. Un client fait du mal à autrui. Consommez de la drogue et vous serez un délinquant, consommez de la femme et vous serez un citoyen normal. Le trafic de drogue scandalise tout le monde, mais personne ne semble se soucier du trafic d'êtres humains. Parce que ces êtres humains sont des femmes ? Parce que électoralement parlant elles ne représentent rien ? Parce que ceux qui votent les lois et font l'opinion ne dédaignent pas à l'occasion une gâterie tarifée ? Pourquoi ces femmes en détresse ne rencontrent-elles pas plus de solidarité parmi nous autres qui avons eu la chance d'échapper à cette lente destruction de la personne qu'est l'exercice de la prostitution ?
Que faire ? Des lois sur la prostitution, il en a toujours eu. Et elles ont toujours été inefficaces. Votées par des assemblées mâles à 90 %, clients à l'occasion, elles ne posent pas le problème du consommateur de prostituées. Alors ? Interdire la consommation ? Peine perdue. Une loi de plus ne changerait rien. Mais agir sur les mentalités, ça devrait pouvoir se faire, non ? On nous abreuve à longueur d'année de campagne de pub nous incitant à boucler notre ceinture, à manger des kiwis à mettre des capotes. Pourquoi pas une campagne expliquant aux usagers la vérité sur le trafic des femmes ? Plus personne ne devrait pouvoir dire qu'il ne sait pas que les proxénètes contrôlent la prostitution par la contrainte, la violence, la torture le chantage. Plus personne ne devrait considérer que sa propre urgence sexuelle justifie que quelqu'un d'autre mène une vie d'esclave. Plus personne ne devrait trouver du plaisir à humilier une femme en la traitant comme le simple outil de son plaisir. Aucun homme ne devrait oser regarder une femme dans les yeux s'il en a acheté une autre.
Isabelle Alonso, "Et encore je m'retiens" Robert Laffont.
Note: Isabelle Alonso le dit expressément: elle se retient. Je me demande ce que ce serait si elle ne se retenait pas. En tout cas, une chose est sûre: l'humanité est divisée en un sexe bon et un sexe mauvais. Ce doit être cela qu'on appelle l'égalité des sexes.
Depuis quelques années, on (les médias, les sociologues, le CNRS, ...) s’intéresse aux clients des prostituées. C’est nouveau et c’est étrange... La prostitution existe depuis des milliers d’années. C’est, dit-on, le plus vieux métier du monde. Jamais, durant ces milliers d’années, on ne s’est intéressé aux clients des prostituées. D’où vient cet intérêt tout neuf ?
Ne nous y trompons pas, on (les lobbies hétérophobes, les pouvoirs publics) poursuit un objectif répressif. Il s’agit de réprimer l’hétérosexualité des hommes défavorisés physiquement ou socialement. Il ne faut pas se faire d’illusion, l’État ne s’est jamais intéressé à l’épanouissement sexuel des individus. Déjà , le travail et le logement, qui sont pourtant des besoins de base, ne sont pas satisfaits. Alors vous pensez, le sexe...
Jamais des sociologues n’ont interviewé longuement des gens qui respirent en leur demandant : " Pourquoi respirez-vous ? Quelles sont vos motivations ? Qu’est-ce que vous ressentez quand vous respirez ? ". Et pour cause, me direz-vous ! Chacun d’entre nous est obligé de respirer. Si nous cessons de respirer, nous mourons. C’est bien là que gît le point. Cet intérêt soudain pour les clients de prostituées a pour but de " s’apercevoir " que la sexualité n’est pas un besoin, qu’ils peuvent " s’en passer ". Et s’ils peuvent s’en passer, il est évident qu’ils le doivent. Alors, on leur fera la morale. Et comme la morale, évidemment, ne suffira pas, on sortira la grosse matraque de l’État policier. Ce sera comme en Suède.
On me répondra sans doute qu’il n’est nullement question de réprimer l’hétérosexualité en général, mais seulement la " mauvaise hétérosexualité ", celle qui ne respecte pas la femme. Je ne le pense pas, car l’opinion des hétérophobes est que l’hétérosexualité, par principe, ne respecte pas la femme. Il n’y a pas une bonne et une mauvaise hétérosexualité, toute hétérosexualité est mauvaise. Si l’on s’attaque aujourd’hui aux clients de prostituées, c’est tout simplement parce qu’il est logique de s’attaquer au maillon faible avant de s’attaquer à la pornographie, à l’échangisme, à la sexualité de groupe et, pour finir, à la sexualité conjugale.
On parle beaucoup, depuis de nombreuses années, de violences conjugales, de femmes battues... Et, simultanément, on parle de " violences mâles ". Voir, notamment, l’article d’Ignacio Ramonet portant ce titre paru dans le Monde Diplomatique.
Mais, allons plus loin. Approfondissons notre réflexion. Qui sont exactement ces " mâles violents " dont parle Ignacio Ramonet ? Relisons l’article en question.
" Cela se passe en Europe. La violence exercée contre les femmes par un partenaire de sexe masculin y atteint des dimensions hallucinantes. Au sein du foyer, les brutalités sont devenues, pour les Européennes de 16 à 44 ans, la première cause d'invalidité et de mortalité avant même les accidents de la route ou le cancer...
" Selon les pays, entre le quart et la moitié des femmes sont victimes de sévices. Au Portugal, par exemple, 52,8 % des femmes déclarent avoir été l'objet de violences de la part de leur mari ou de leur concubin. En Allemagne, trois femmes sont assassinées tous les quatre jours par les hommes avec lesquels elles vivaient, soit près de 300 par an. Au Royaume-Uni, une femme est occise dans les mêmes circonstances tous les trois jours. En Espagne, une tous les quatre jours, près de 100 par an. En France, à cause des agressions masculines domestiques, six femmes meurent chaque mois - une tous les cinq jours -, un tiers d'entre elles poignardées, un autre tiers abattues par arme à feu, 20 % étranglées et 10 % rouées de coups jusqu'à la mort (1)... Dans l'ensemble des quinze États de l'Union européenne (avant l'élargissement à vingt-cinq), plus de 600 femmes meurent chaque année - presque deux par jour ! - sous les brutalités sexistes dans le cercle familial. "
Ce qui n’est pas dit mais qui ressort implicitement de chaque phrase de l’article, c’est que la violence ne concerne que les couples hétérosexuels et, dans ses couples, uniquement l’homme. " La violence exercée contre les femmes par un partenaire de sexe masculin y atteint des dimensions hallucinantes ". " Au Portugal, par exemple, 52,8 % des femmes déclarent avoir été l'objet de violences de la part de leur mari ou de leur concubin. En Allemagne, trois femmes sont assassinées tous les quatre jours par les hommes avec lesquels elles vivaient ". Avez-vous déjà entendu parler de violence dans les couples homosexuels ? Avez-vous lu quelque part qu’il existe une violence exercée contre des hommes par un partenaire de sexe masculin ? Avez-vous entendu dire qu’au Portugal, en Allemagne, au Royaume-Uni, des hommes homosexuels déclarent avoir été l'objet de violences de la part de leur mari ou de leur concubin ? Moi, jamais. Les violences conjugales sont-elles une cause de mortalité (même infime) chez les homosexuels ? Non, bien sûr car il n’y a pas de violences dans les couples homosexuels.
" Dans l'ensemble des quinze États de l'Union européenne, plus de 600 femmes meurent chaque année sous les brutalités sexistes dans le cercle familial ". Ignacio Ramonet parle ici (même si ce n’est qu’un copier-coller) de " violences sexistes ". Dans un couple homosexuel, les conjoints sont de même sexe. Il ne peut donc pas être question de sexisme, puisque pour qu’il y ait sexisme, il faut qu’il y ait deux sexes, donc hétérosexualité.
La conclusion s’impose à nous, évidente. La violence n’est pas mâle, mais hétérosexuelle. Un mâle n’est pas violent parce qu’il est mâle. Pour preuve, un mâle homosexuel n’est pas violent. C’est uniquement le mâle hétéro qui l’est. Il faut combattre les violences conjugales, bien sûr. Mais surtout, ce qu’il faut combattre, c’est la racine du mal, à savoir l’hétérosexualité masculine. Car c’est bien elle la racine du mal.
PS. Au passage, cela nous prouve bien qu’Ignacio Ramonet est un faux-cul. Tout son article est dirigé contre l’hétérosexualité masculine, mais il fait semblant de s’attaquer aux " mâles ". S’il avait été honnête (ce qui n’est évidemment pas le cas), il aurait intitulé son article : " Violences hétérosexuelles mâles ".