Tout ce qu'une femme fait de bien lui revient. Tout ce qu'elle fait de mal revient aux hommes.
Maxime féministe
Exemple. Si Florence Arthaud gagne une course transatlantique à la voile, c'est à son mérite qu'elle le doit. Les femmes sont formidables. Cela fait longtemps qu'on vous le dit. Si une mère tue son enfant, c'est la faute des hommes. Elle l'a tué, oui, mais dans un monde d'hommes. Dans un monde où elle n'est qu'une marionnette dont les hommes tirent les ficelles. Autre exemple, la prostituée. Ce sont, bien sûr, les hommes qui sont responsables de son comportement. Elle-même n'est responsable de rien.
Notons une incohérence dans la prose de Putch (voir article "Un nazi sur Internet "). Il parle de me supprimer "à ma naissance " sans relever qu’il était impossible à ce moment-là de savoir ce que je dirais ou écrirais plus tard. On peut éliminer un nouveau-né juif, arménien, toutsie (Rouanda) ou tsigane dès la naissance parce que, justement, il est juif, arménien, toutsie ou tsigane au moment de sa naissance. En ce qui me concerne, il n’en est pas ainsi car ce que Putch propose, ce n’est pas une purification ethnique ou raciale (il est possible qu’il soit également raciste, mais rien ne permet de l’affirmer) mais l’assassinat politique d’un adulte. Or, on n’assassine pas un adulte à sa naissance. Cela ne colle pas.
Alors, pourquoi Putch parle-t-il de naissance ? Pourquoi cette incohérence ? Simplement parce qu’il refuse le réel. Il refuse de voir l’horreur de ses pensées (et donc sa propre bassesse). Il rend son geste anodin comme s’il s’agissait de noyer des petits chats. Il dissimule également l’aspect politique de son crime (réalisé en parole seulement). Dans les "services spéciaux " (c’est-à-dire les services de polices chargées d’opérations illégales), on n’assassine pas, on neutralise. Nuance. Assassiner, ce ne serait pas bien (dans une démocratie). En "neutralisant ", on ne fait de mal à personne, n’est-ce pas ? L’emploi d’un vocabulaire anodin donne l’illusion que le crime lui-même n’a jamais existé.
Je n’ai pas été attaqué seulement sur le site de "veuve Tarquine ". Le "site à mag " est moins volubile, mais il n’est pas mal non plus. (
http://lesitamag.free.fr/blog/index.php?p=85)La douce Mag écrit : " J’ai lu ça ", le démonstratif "ça " désignant mon blog. D’ailleurs, un lien pointe vers lui lorsqu’on place le curseur de la souris sur le "ça ". Au passage, notez le mépris contenu dans ce "ça " comme si des mots comme article ou blog témoignaient déjà trop de considération, comme si elle tenait quelque chose loin d’elle entre deux doigt avec une mine dégoûtée en se pinçant le nez. Et puis, cette légende : " Il faut de tout pour faire un monde, mais des fois on s’en passerait volontiers ".
Si "on s’en passerait volontiers ", cela suggère, n’est-ce pas, qu’il serait bon d’éliminer ? Évidemment, les choses ne sont pas dites, mais le point de départ (le catalyseur) y est. Celui qui dit "ça " (on ne sait pas ce que cela désigne, mais c’est une autre question) n’a pas le droit de vivre. Il n’a pas le droit de penser. Il faut le mettre à mort.
Le purificateur de service (je parle de Putch) a-t-il lu Mag ? C’est possible mais pas certain. De toute façon c’est sans importance. Ce qui importe, c’est l’atmosphère de pogrom, l’emballement, la surenchère. Implicitement Mag reproche aux hommes leur absence de galanterie. " Comment, Messieurs, vous ne prenez pas l’initiative de nous épargner ce spectacle répugnant ? ". Putch est sensible à ce reproche qu’il perçoit, même s’il n’a pas lu Mag (car le reproche émane de partout). Il veut s’excuser d’appartenir au sexe mauvais, au sexe coupable. Par sa volonté exprimée de mettre l’Antéchrist à mort, il prouve son zèle et sa pureté. Bref, son appartenance. Il n’est pas en dehors du genre humain (comme moi), mais il y appartient.
Il se produit ici un phénomène de meute. Des chiens inoffensifs lorsqu’ils sont seuls deviennent dangereux lorsqu’ils sont en meute. Le nombre leur donne un sentiment de force. Il les déresponsabilise aussi. Par un effet d’imitation, d’entraînement, d’exaltation, ils n’ont plus l’impression que ce sont eux qui agissent.