"If men have all the power, how come women make the rules ?", traduit en français par "Si les hommes ont tout le pouvoir, comment se fait-il que les femmes fassent les lois ?" est un livre d'un auteur américain, Jack Kammer. Antérieurement, Kammer a écrit un autre livre, "Good will towards men" (Bonne volonté envers les hommes), qui rassemble des interviews d'intellectuelles américaines non systématiquement hostiles aux hommes. Ce livre a été publié par Saint-Martin Press, un éditeur new-yorkais important.
Avec son second livre, Jack Kammer a eu moins de chance. Saint-Martin Press n'a pas été intéressé et son agent littéraire, en dépit de ses efforts, n'a pas réussi à convaincre un autre éditeur de le publier dans des conditions acceptables.
C'est pourquoi Kammer a décidé de l'éditer lui-même (c'est-à-dire de l'auto-éditer) de sorte qu’il est maintenant disponible en anglais. Mais pour ceux qui souhaiteraient le découvrir d'abord, il est également disponible sur Internet au format pdf. On peut le télécharger et ensuite le lire tranquillement dans Acrobat (ou l'imprimer sur papier. Il y a aussi une version "printer friendly"). On trouvera deux versions anglaises: la version initiale (celle qui a été soumise aux éditeurs) et une version remaniée et complétée. Pour ceux qui ne lisent pas bien l'anglais, il y a aussi une traduction en français. Mais seule la première version a été traduite. La seconde n'existe qu'en anglais. Voici l’adresse : http://www.rulymob.com
You keep hearing that "It’s a man’s world"
and "women are oppressed,"
but it sure doesn’t seem that way to you.
Is "something wrong with you?"
Do you have "an emotional problem?"
Are you going crazy?
Or is maybe something else going on,
something you’re not supposed to think
-- and certainly not talk! -- about?
This book lays it out in plain language
with vivid images and examples
to help you see clearly what’s really going on
between men and women.
And why you’re right for thinking something
is very, very wrong.
Le principe "les femmes choisissent leur cavalier" est une règle pour raréfier unilatéralement le sexe féminin. En effet, en diminuant la disponibilité de leur corps, les femmes ne font pas qu'accroître le désir sexuel masculin ; elles rehaussent en même temps énormément la valeur de leur sexe par rapport à celui des hommes. Ce qui semble déjà être une réalité en biologie où l'on constate une différence entre l'ovule, plus gros mais plus rare, donc plus précieux, et les spermatozoïdes, minuscules et disponibles en surnombre et, de ce fait, de moindre valeur, trouve son analogie dans la réalité des rapports entre les sexes. En effet, la sexualité de la femme est protégée comme un trésor inestimable. Alors que la sexualité féminine a provoqué autrefois des duels masculins insensés ou même des guerres meurtrières entre peuples, comme la guerre de Troie après la fuite de la belle Hélène (épouse du roi grec Ménélas) avec Pâris (fils du roi de Troie) ou l'enlèvement des Sabines, on attend toujours que la première épée soit levée par des mains féminines pour un homme ou la première bataille livrée pour des ressources sexuelles masculines. La sexualité féminine était et est aujourd'hui encore au moins aussi précieuse que l'or, l'argent ou les pierres précieuses. De nombreux hommes donnent même la totalité de leurs biens pour obtenir l'amour de la femme qu'ils désirent. D'autres renoncent à un royaume entier pour une femme, comme Édouard VIII qui renonça au trône d'Angleterre pour les beaux yeux de Wallis Simpson, une Américaine deux fois divorcée.
La différence d'évaluation que la civilisation, l’Etat et la société font de la valeur des sexualités masculine et féminine se traduit par exemple dans le paragraphe 1300 du Code civil (Bürgerliches GesetzBuch) relatif au "Kranzgeld", toujours en vigueur(1) et dans le paragraphe 177 du Code pénal prévoyant la répression du viol, dans lequel l'abus de la sexualité féminine est considéré comme un crime, tandis que l'abus de l'intimité masculine n'est nullement pris en compte. Et si la femme devait autrefois arriver vierge au mariage, on exigeait au contraire de l'homme une sexualité prénuptiale bien active pour "se limer les cornes" avec d'autres femmes pour ensuite, disons les choses crûment, "baiser" avec plus d'expérience pendant la nuit de noces. Il est vrai qu'aujourd'hui la sexualité féminine "intacte", la virginité d'une jeune femme nubile ne joue plus aucun rôle. Cependant, une femme qui a eu peu d'aventures vaut toujours mieux qu'une femme qui "se jette au cou du premier venu" ou qui "couche avec n'importe qui".
Bien qu'une grande information et une grande diffusion de sexe et de pornographie aient donné l'impression que la sexualité féminine était maintenant disponible facilement et de manière débridée, ce développement est resté très superficiel. Car, en même temps que la "libération" de la femme par le mouvement des femmes, est apparue une nouvelle pruderie sous la forme d'une valorisation exagérée de la sexualité féminine. Tandis que les hommes étaient carrément traités de phallocrates, de harceleurs et de pornographes et que les femmes érigeaient des zones interdites aux hommes, elles ne firent rien d'autre que d'étiqueter leur sexe avec le postulat "à protéger avec la plus grande attention" contre le sexe masculin satanisé. Tandis qu'elles qualifiaient la sexualité masculine d'irrémédiablement animale et brutale, elles élevèrent la sexualité féminine au niveau d'une véritable merveille qui pouvait aussi fonctionner de manière totalement autonome sans "la chose" (le pénis).
Mais même les femmes qui ne partagent pas cette conception féministe de la sexualité prennent grand soin, tout comme avant, de préserver la plus-value de leur sexualité par rapport à celle de l'homme. C'est ainsi, la plupart du temps, que les femmes veulent être belles et désirées, qu'elles utilisent tous les artifices possibles pour augmenter leur attrait érotique, mais font des manières lorsque les hommes qu'elles ont excités veulent plus. Inconsciemment, chaque femme cherche aujourd'hui encore à rendre sa sexualité toujours rare et donc chère. Plus les femmes sont belles, érotiques et élégantes, plus leur sexualité est irrésistible pour les hommes qui tournent autour d'elles, plus elles peuvent collectionner des soupirants. Avec l'augmentation du nombre de leurs admirateurs, les chances d'un individu donné d'obtenir la dame pour lui seul fondent, ce qui dans bien des cas augmente encore sa fascination pour elle. Chaque sourire de sa part est interprété comme une preuve de son inclination pour lui. Le principe "la femme accorde ses faveurs" lui permet de fixer toujours plus haut ses exigences envers ses courtisans fascinés. Elle n'a même pas besoin d'exprimer ses désirs car les hommes amoureux subissent d'eux-mêmes l'illusion trompeuse qu'ils ne peuvent l'emporter sur la concurrence gênante des autres hommes qu'à la condition d'y mettre un investissement encore plus important. Ce principe de séduction -- "être obligé de lui offrir quelque chose" -- fonctionne sans heurts et sans changement en dépit de tous les changements de type "libération de la femme" ; cela commence déjà chez l'adolescent de 14 ans qui invite une fille à prendre un Coca-Cola. Plus Eve joue de ses charmes sans rien donner, plus elle en fait monter le prix. En d'autres termes : plus elle paraît irrésistible et inaccessible aux hommes, plus ils tombent sous sa domination. Et les femmes jouissent quand elles peuvent manier les hommes au doigt et à l’œil. "Cela me fait vraiment plaisir de plaire aux hommes. J'ai toujours plaisir à flirter. Mais j'en fais baver à ceux qui en veulent plus." Par des déclarations de ce genre et d'autres similaires faites spontanément par une habitante de 23 ans de Dortmund, on peut voir à quel point les femmes sont conscientes de leur position de force et le prix qu'elles y attachent.
Felix Stern
Extrait de "Und wer befreit die Männer ?" Ullstein 1991 ISBN 3 550 06449 7
1. Il s'agit d'une somme d'argent qu'une fiancée délaissée pouvait demander par voie du tribunal à un homme qui avait rompu les fiançailles sans raison valable pour le fait de lui avoir accordé la défloration en vue du mariage imminent.
Les criminels ont droit à un procès équitable. Les pères, non.
Le père de Trevor Gallahan va être jeté en prison. Il n'a été commis aucun crime, il n'a aucun retard de paiement de la pension alimentaire de ses enfants, il n'a pas frappé personne. Pourtant, il n'est pas inimaginable que Ken Gallahan croupisse en prison pour le restant de ses jours. Quel crime a-t-il donc commis? Il n'a pas 15 000 dollars pour payer un avocat à qui il n'a jamais rien demandé. Déjà, il a été incarcéré pour une durée indéterminée quand il n'a pas pu payer un psychothérapeute à qui, également, il n'avait rien demandé. Il n'a été libéré que quand sa mère a payé ces honoraires.
La prison pour dette a théoriquement été supprimée il y a bien longtemps ; mais il en faudrait davantage pour empêcher les juges des tribunaux de la famille d'employer leur magistrature pour pressurer des pères qui n'ont rien fait de mal et fourrer tout qu'ils leur ont pris dans les poches de leurs copains. En fait, le détroussage et la persécution judiciaire de pères comme Ken Gallahan sont maintenant devenus une routine dans les tribunaux de divorce.
Les tribunaux de la famille sont le bras de l'État qui s'immisce le plus loin de manière routinière dans la vie privée des individus et des familles. Malgré cela, ils échappent pratiquement à tout contrôle. De leur propre point de vue, selon Robert W. Page de la cour de la famille du New Jersey, "la puissance des juges des tribunaux de la famille est presque illimitée." D'autres ont formulé moins charitablement leur opinion sur leurs pouvoirs vastes et intrusifs. Malcolm X a un jour traité les tribunaux de la famille d'" esclavagistes modernes ". Et l'ancien membre de cour suprême Abe Fortas les a traités de tribunaux "kangourou". Un enquêteur judiciaire du New Jersey a déclaré à un père que "les dispositions de la Constitution des États-Unis ne s'appliquent pas aux relations conjugales, puisqu'elles sont jugées par un tribunal qui statue en équité et non en droit".
La spoliation des pères commence invariablement par l'enlèvement de leurs enfants. En dépit de l'égalité juridique formelle entre les parents, environ 85-90 % des gardes sont attribuées aux mères. Ceci en dépit du fait que c'est habituellement la mère qui demande le divorce et, le plus souvent, sans le moindre tort du père. En fait, une mère peut avoir derrière elle une demi-douzaine de divorces, commettre l'adultère, faire de fausses accusations, frapper le père. Dans certains cas, elle peut même maltraiter les enfants, et aucun de ces faits (excepté le dernier, dans des cas extrêmes) n'aura la moindre incidence sur l'attribution de la garde des enfants.
Une mère qui consulte aujourd'hui un avocat spécialisé en matière de divorce apprendra que sa meilleure stratégie est simplement de partir sans avertissement avec les enfants et leurs effets. Si elle n'a aucun endroit où aller, son conseil lui expliquera qu'en accusant le père d'abus sexuels ou physiques (ou même en déclarant simplement qu'elle "a peur"), elle pourra obtenir une décision d'expulsion immédiate du père hors du domicile familial, souvent sans même qu'il ait été entendu. Elle apprendra également que non seulement elle ne peut pas être punie pour ces actions, mais qu'elles ne peuvent même pas être employées contre elle dans une décision sur la garde des enfants. En fait, ces méthodes lui sont si favorables que le fait de ne pas informer une cliente féminine de ces possibilités peut être considéré comme une faute professionnelle.
Des mères qui enlèvent les enfants et les éloignent de leur père sont récompensées de façon routinière par l'attribution immédiate de la garde "provisoire". En fait, cette garde n'est presque jamais provisoire. Une fois la garde attribuée à la mère, elle ne peut être changée sans une bataille judiciaire longue et ruineuse. Plus la mère peut s'établir tôt et longtemps comme gardienne unique, plus il sera difficile et coûteux de la déloger. Plus elle sépare les enfants de leur père, plus elle les aliène du père, plus elle lance de fausses accusations et fait traîner la procédure, plus elle aura de facilité à obtenir la garde unique (et plus elle obtiendra des revenus élevés). En bref, plus elle se montre belliqueuse et plus elle crée de litiges, plus les tribunaux lui seront reconnaissants pour le chiffre d'affaires qu'elle leur amène.
Pour un père, le simple fait d'être un père suffit pour être convoqué au tribunal et dépouillé de tout droit de prendre des décisions concernant ses enfants; pour recevoir l'ordre de rester loin d'eux six jours sur sept et de payer une pension alimentaire qui peut s'élever jusqu'à deux tiers ou plus de ses revenus. Comme Ken Gallahan, il peut également être forcé de verser à peu près n'importe quel montant à des avocats et à des psychothérapeutes et être sommairement emprisonné s'il ne peut pas ou ne veut pas payer.
La manière dont les tribunaux de divorce traitent les pères est bien plus grave que les discriminations sexuelles. Un triangle de fer formé par les avocats, les juges et des groupes des femmes trouve de plus en plus facile - et lucratif - d'expulser simplement des pères de leurs familles sans avoir quoi que ce soit à leur reprocher et de s'emparer de leurs enfants et de tous leurs biens. Les tribunaux de famille ont en effet déclaré aux mères d'Amérique : "Si vous demandez le divorce, nous pouvons nous emparer de tout ce que votre mari possède et le partager entre nous, avec la plus grosse part pour vous. Nous pouvons prendre ses enfants, sa maison, ses revenus, son épargne et son héritage et le réduire à la mendicité. Et s'il élève la moindre protestation, nous le jetterons en prison sans procès."
Ce qui est particulièrement remarquable, c'est qu'excepté les criminels condamnés, aucun groupe d'individus n'a aujourd'hui moins de droits que les pères. Même les individus accusés de crimes doivent être traités selon des règles de procédure prévues par la loi; ils ont le droit de connaître les charges qui pèsent contre eux, de répondre à leurs accusateurs; ils ont le droit d'être assistés par un avocat ; ils ont droit à un procès. Au contraire, un père peut être privé de ses enfants, de sa maison, de son épargne, de sa vie, de son intimité et de sa liberté sans aucune de ces protections constitutionnelles. Et pas seulement un père divorcé ou un père célibataire : n'importe quel père peut, à n'importe quel moment, se retrouver devant un tribunal et être jeté en prison. Dès qu'un homme a un enfant, il renonce à ses droits constitutionnels les plus importants.
Les mots "divorce" et "garde" sont devenus des termes d'une consonance trompeusement inoffensive. Nous devrions nous rappeler qu'ils se traduisent par l'intrusion autoritaire de l'appareil policier, judiciaire et carcéral de l'État dans la vie privée de membres d'une famille. Si nous prenons en considération que ces personnes peuvent n'être coupables d'aucun délit, d'aucun crime, nous commençons à saisir l'ampleur de l'horreur que cela représente et nous voyons à quel point la machine du divorce est devenue un instrument de terreur. Autrefois, c'étaient les citoyens des pays de l'Europe de l'Est communiste qui vivaient dans la crainte des "coups frappés à la porte". Aujourd'hui, ce sont les pères...
Dans ces conditions, que peut faire un père pour échapper au destin de Ken Gallahan et de millions d'autres pères comme lui? Pas grand chose. Et les livres sur le divorce qui leur donnent des conseils sur la façon d'obtenir la garde des enfants leur laissent peu d'espoir. Les opinions les plus récentes informent les pères que les dés sont si pipés que leur meilleur espoir de garder leurs enfants est de ne pas attendre le jour du procès, mais d'adopter les techniques des mères: si vous pensez qu'elle va dégainer, dégainez le premier. "Si vous n'agissez pas, écrit l'auteur Robert Seidenberg, votre femme le fera". Si ce conseil est censé, l'industrie de la garde des enfants a transformé le mariage en une "course au bouton rouge", pour adopter le langage de la dissuasion nucléaire par la frappe préventive: celui qui tire le premier survit.
Si vous n'avez pas les tripes pour cela, évitez de vous marier et d'avoir des enfants.
Stephen Baskerville
Stephen Baskerville est professeur de Sciences Politiques à l'Université d'Howard (Washington D.C.). Il est Ph.D. de la London School of Economics.